Aïon story

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    Velorak
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    Aïon story

    Message  Velorak le Mer 11 Nov - 16:52

    Coucou!

    Voici une petite histoire que j'écris pour m'amuser.
    Je ne prétends pas être un grand auteur mais ça me détend et j'espère qu'il en sera de même pour vous.
    Si ça vous plaît, je mettrais la suite au fur et à mesure de sa rédaction.
    J'attends vos avis avec impatience. Embarassed

    ---------------------------------------------------------------------------------
    Le soleil brillait haut dans le ciel au dessus des jardins du Sanctum, une brise légère faisait doucement plier les parterres de fleurs dont la perfection des couleurs rappelait l’éclat des peintures des grands artistes Elyséens.

    Parmi les chemins tracés pour les promeneurs, une petite fille courait joyeusement suivie laborieusement par un vieillard voûté dont tout le poids reposait sur une canne en os. Ses longs cheveux blancs comme la neige recouvraient une barbe épaisse dont les poils hirsutes laissaient penser qu’ils n’avaient pas croisé un peigne depuis longtemps.
    Le vieil homme s’arrêta un instant pour reprendre son souffle, ses muscles douloureux ayant perdu la vigueur d’une jeunesse depuis longtemps oubliée.

    - Lily reviens ici, s-il-te-plaît ! héla-t-il à l’attention de la gamine qui chassait maintenant des papillons translucides.

    La petite hésita un moment, le regard alternant entre les lépidoptères aux couleurs chatoyantes et le vieillard tout fané. Mais son choix se porta sur ce dernier car il était son papy et elle aimait être avec lui. Il avait beau râler contre tout et tout le monde, il débordait d’affection pour elle et pouvait passer des heures à lui raconter des histoires fabuleuses qui la laissaient toujours émerveillée.

    Lorsque Lily rejoignit son grand-père, ce dernier s’était assis sur un banc vert laqué. Sa canne reposait à sa droite si bien qu’elle le séparait de la petite lorsqu’elle s’installa à son tour. Lily observa l’objet avec attention puis, avec précaution, passa sa petite main pour en sentir les circonvolutions.

    - Papy, c’est fait en quoi ta canne ? demanda-t-elle.

    Le vieil homme se tourna vers elle, la regarda fixement un instant, puis lui sourit tendrement avant de déclarer avec fierté :

    - C’est un souvenir de l’époque où j’étais jeune. C’est un os de Balaur pour tout te dire.

    Lily parût surprise par cette révélation.

    - T’as été jeune toi ?

    La question fut pour le vieillard comme une gifle derrière la tête.

    - Oui ma chérie, j’ai été jeune, même si ça remonte à de nombreuses années. A l’époque, ton oncle Klahos n’était pas encore cet ermite pervers que tu connais et ta grand-mère avait une beauté telle que les dieux en étaient jaloux.
    - Racontes-moi Papy ! déclara Lily dont les petites jambes s’agitaient sous le coup de l’impatience.

    Le vieil homme prit une profonde inspiration.

    - Tout a commencé…




    … Lorsque Faelyn accepta l’offre d’un marchand Shugo parce qu’elle le trouvait trop mignon. La jeune Aède aux cheveux de feu et à l’opulente poitrine n’avait jamais su résister à ces petites créatures aux grands yeux si expressifs. Khalell, de son côté, les trouvait trop intelligents pour être honnêtes. De plus, il avait toujours l’impression qu’ils sentaient le tog mouillé, ce qui ne l’aidait pas à apprécier leur compagnie.

    Les deux amants en étaient à compter leurs kinahs pour se payer à manger lorsqu’une touffe de poils d’à peine un mètre les aborda avec timidité.

    - Salutations nobles Daevas, Galinek peut-il vous déranger un instant ?
    - Non, répondit Khalell, tu peux pas.
    - Maieux ! fit Faelyn pour interrompre l’élan de son homme, regardes comme il est trop chou !

    La jeune femme s’accroupit vers le Shugo puis lui gratta affectueusement le crâne.

    - Non, il est pas chou et en plus il pue…

    Faelyn tourna sèchement la tête vers Khalell et le gratifia d’un regard mauvais.
    - Arrêtes de râler, on dirait ton père.
    - Ne parles pas de mon père, un peu de respect s’il-te-plaît…
    - Oh, c’est bon ! C’est pas parce qu’il s’est fait avaler par un lobnite en revenant de la pêche que ça ne faisait pas de lui un vieux grincheux !

    Pour toute réponse, Khalell se contenta de tourner le dos à Faelyn en grommelant.
    Satisfaite d’avoir encore une fois eut le dernier mot, l’Aede fixa toute son attention sur le Shugo.

    - Alors Galipettes, tu voulais nous demander quelque chose ?
    - Shugo s’appelle Galinek.
    - Pour ce qu’on en a à foutre, répondit Khalell le dos toujours tourné.

    Faelyn soupira puis fit signe à la créature de poursuivre.

    - Galinek est inquiêt car il n’a plus de nouvelles de son fils Kalinek depuis cinq jours. Galinek désespère car il ne peut se rendre dans la cité de Verteron. Gentils Daevas accepteraient de trouver Kalinek pour Shugo ?

    Sans prévenir, la jeune femme serra Galinek dans ses bras tellement fort qu’il faillit étouffer.

    - Mais bien sûr que nous allons t’aider ! Comment refuser de répondre à l’appel de détresse d’un père ?
    - N’en fais pas trop non plus… lâcha Khalell qui avait décidé de s’asseoir sur un petit nuage jaune qui passait par là.

    Faelyn se redressa d’un bond et fit un regard implorant à son mari.

    - On y va, chéri ?
    - J’ai le choix ?
    - Non.
    - Je le savais…

    Le voyage vers Verteron se passa sans encombre sauf pour Khalell dont l’estomac n’avait jamais réussi à s’habituer à la téléportation.
    Il répandit donc son repas sur le Daeva chargé des transports inter-dimensionnels pendant que Faelyn faisait un rapide état des lieux.
    Au bout d’un moment, elle se tourna vers le gladiateur.

    - T’as fini ?
    - Oui c’est bon, répondit-il en s’essuyant le coin de la bouche.

    Il donna une petite tape sur l’épaule du Daeva souillé pour s’excuser mais ce dernier ne réagissait plus tant il était dans un état second par l’énorme flaque de vomi olivâtre qui avait été répandue sur ses robes neuves.

    Immobile parmi les ombres, Klahos observait sa proie en silence.
    Il connaissait les rues de Verteron comme sa poche. « Voir sans être vu » était la règle d’or des assassins car cela permettait de frapper vite sans que la victime ne se doute de rien.
    Plus que quelques secondes et elle serait à portée. Klahos se dégourdit les doigts en prévision de l’attaque maintenant imminente.
    Toutes ces années d’entraînement intensif pour arriver à cet instant.
    Klahos fléchit les genoux, prêt à bondir. Il vérifia une dernière fois son équipement puis focalisa toute son attention sur son objectif.
    Lorsque sa proie arriva à sa hauteur, il sauta en avant tel un félin aux muscles d’acier… et agrippa à pleines mains les seins de la jeune femme. Des seins opulents et fermes que Klahos avait de suite remarqués lorsque leur propriétaire était apparue sur la place de Verteron.
    Mais il n’avait pas prêté attention au guerrier qui l’accompagnait si bien qu’il ne vit pas arriver le poing ferré qui s’écrasa sur sa joue alors qu’il malaxait avidement la poitrine de Faelyn.
    Klahos fut projeté en l’air sous la violence de l’attaque mais il atterrit sur ses pieds avec la grâce d’un chat du désert.
    Très content de lui, il réagit cependant trop tard lorsque Faelyn – furieuse – le chargea pour lui administrer un magistral coup de pied dans l’entre-jambes. Le choc le plia en deux, la douleur fulgurante se répandant le long de son échine.
    Les larmes aux yeux et la morve au nez, Klahos invoqua le pouvoir des ombres et disparût en émettant de petits couinements de rongeur.

    - C’est comme ça que tu as rencontré tonton Klahos, Papy ? demanda Lily qui rigolait encore de ce qu’elle venait d’apprendre.
    - Oui ma chérie, mais si tu veux connaître la suite il ne faut pas m’interrompre trop souvent. Je suis vieux et ma mémoire n’est plus ce qu’elle était…
    - Continues Papy, continues !
    - Et bien…
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    Re: Aïon story

    Message  Inkurias le Jeu 12 Nov - 14:58

    c'est pas mal du tout Vel Smile
    vlà la réputation du Klah...

    çà se lit bien en tout cas, beau boulot, je ne pourrais clairement pas en faire autant.

    C'est tout pour le moment Very Happy
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    Re: Aïon story

    Message  Klahos le Jeu 12 Nov - 15:09

    Du lourd, du très lourd !!!
    Chapeau bas l'artiste... Wink
    Je t'invite à poursuivre car ce prologue est vraiment excellent, j'en reste estomaqué.
    (Il fallait bien sur que tu me prennes pour cible, vieux saligot lol j'ai l'impression d'être apparenté au bon vieux Nicky Larson des familles ! Very Happy Mais soit, c'est si bien écrit que je ne peux rien dire)
    Merci pour ce texte, tu m'as donné envie d'en faire de même.
    En tout cas, continue car c'est un vrai plaisir que de te lire, et je ne dois pas être le seul à le penser !

    J'attends la suite avec grande hâte !!! cheers



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    Re: Aïon story

    Message  Faelyn le Jeu 12 Nov - 15:18

    J'adore Smile comme d'habitude ! Encooooorrreeeeee !!!

    Tu as très bien résumé notre vie de couple dans ce passage je trouve ! Very Happy

    "- On y va, chéri ?
    - J’ai le choix ?
    - Non.
    - Je le savais…"



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    Re: Aïon story

    Message  Velorak le Ven 13 Nov - 13:01

    Voilà la suite^^
    --------------------------------------------------------------------------------
    Finalement, retrouver la trace du Shugo disparu ne fut pas très difficile.
    Deux ou trois œillades et quelques baffes permirent d’apprendre que Kalinek avait quitté Elysea pour rejoindre le camp adverse.
    Au premier abord il aurait été facile de le cataloguer parmi les traîtres bas du front qui vendraient leurs mères pour un peu de pouvoir en plus mais la réalité était toute autre.
    En effet, le petit déserteur avait rejoint Asmodea pour suivre les élans de son cœur qui lui avaient dicté de fonder une famille avec une jeune femelle Shugo rencontrée quelques semaines plus tôt.
    Cependant, un peu plus de finesse fut requis pour connaître les dessous sordides de la relation entre Kalinek et son père. Khalell dut lâcher le meilleur ami du Shugo d’une hauteur de quinze mètres pour obtenir des aveux complets. Même si la méthode du gladiateur resta pendant longtemps un sujet de dispute avec Faelyn, il fallut reconnaître qu’elle s’avéra efficace.
    Le couple de Daevas apprit donc que Galinek reprochait à son fils cette relation amoureuse qui nuisait aux affaires de la famille. Plus encore, le père avait envoyé le fils à Verteron non pas pour superviser la bonne marche d’une transaction qui pouvait être fort profitable mais pour avoir plus de largeurs afin de faire disparaître la gêneuse sans se faire remarquer.
    Les Shugo n’étant pas des assassins, Galinek avait proposé une forte somme d’argent à la demoiselle pour qu’elle quitte Elysea sans attendre. Ce qu’elle fit, mais avec Kalinek.
    Pour éviter des ennuis à Kalinek, son ami proposa aux Daevas une somme d’argent non négligeable en échange de leur silence. Même s’ils acceptèrent le marché, Khalell s’autorisa un petit bonus en se rendant discrètement auprès de Galinek afin de monnayer les informations qu’il détenait. Ainsi, il devint plus riche et put assouvir son petit penchant pour le sadisme en s’imaginant les ennuis qu’il avait contribués à créer entre ces créatures si détestables à ses yeux.

    Les jours se succédèrent et la vie des habitants de Verteron continuait avec la régularité d’un métronome. Les mêmes personnes accomplissaient les mêmes gestes inlassablement et semblaient en retirer une profonde satisfaction. Khalell se dit en les observant qu’en ces temps de guerre, la routine de leur quotidien était sûrement le seul moyen pour eux de ne pas succomber au désespoir de l’incertitude.
    Pourtant, une découverte macabre bouleversa le rythme de la ville.
    Au petit matin d’un jour d’hiver particulièrement rigoureux, le corps inanimé d’une jeune femme fut trouvé non loin de la grande fontaine qui ornait la place de la cité.
    Le givre qui la recouvrait ne pouvait cacher la mare de sang dans laquelle la victime avait baigné. Aux dires de ceux qui avaient pu approcher du cadavre, les yeux de celui-ci reflétaient une terreur telle qu’il étaient impossible de soutenir son regard.
    Les autorités furent promptes à diligenter une enquête et bientôt les langues se délièrent.
    On apprit alors que la ville avait connu une série d’incidents mineurs qui n’avaient pas vraiment attiré l’attention. Ici et là, des femmes avaient été tripotées par un inconnu qui surgissait de nulle part pour disparaître aussi soudainement. Ailleurs, un commerçant avait cru apercevoir une silhouette furtive escalader la façade du temple. Et enfin, certaines portes de demeures avaient été forcées discrètement sans que rien ne soit dérobé à l’intérieur. Le talent et la finesse mis en œuvre dans ce dernier méfait laissaient à penser qu’il s’agissait d’un professionnel.
    Même si les gardes mirent tout leur sérieux dans la résolution de cette énigme, aucun coupable ne fut désigné jusqu’au jour où l’on retrouva un deuxième corps.
    Celui-ci avait été proprement égorgé et posé là, le dos contre les portes du temple.
    Comme pour la première victime, il ne s’agissait pas d’un Daeva ce qui signifiait qu’on ne pouvait pas les ressusciter. L’homme chauve et bedonnant qui avait péri dans la plus grande solitude ce soir là ne retrouverait jamais la chaleur de son foyer ni l’amour de ses proches.
    La peur et la colère enflèrent parmi la population ce qui obligea le seigneur Spatalos à prendre personnellement les choses en main.

    Au crépuscule du troisième jour suivant le deuxième meurtre, une annonce fut faite selon laquelle on avait arrêté le coupable de ces atrocités. Les habitants furent invités à se rassembler sur la grande place pour que tous puisse voir le monstre en question et ainsi assister à sa condamnation.
    Nombreux furent les êtres de toutes espèces qui se massèrent autour de l’esplanade. Les visages étaient souvent figés en une expression de froide détermination à voir le tueur être châtié pour ses crimes. Quelque part, un enfant se mit à pleurer dans les bras de sa mère ce qui produisit un élan de mécontentement parmi la foule comme si ces deux personnes venaient troubler un moment solennel.
    Dix minutes plus tard, le seigneur Spatalos apparut accompagné de la clameur de la populace. Puis vinrent deux gardes en armures et armes qui entouraient un jeune homme aux cheveux châtains mi-longs coiffés avec ce qui restait d’un catogan. Son visage tuméfié ne montrait qu’incompréhension et peur. Les gardes avaient dû se faire un malin plaisir à le rosser en privé. Ses yeux allaient et venaient sans jamais fixer un endroit ni une personne précise, tout espoir ayant quitté son regard depuis fort longtemps.
    Faelyn et Khalell le reconnurent instantanément comme étant le malade qui avait tenté de profiter des charmes de l’Aede des semaines auparavant. Mais du pervers qui leur était apparu il ne restait rien d’autre qu’un homme en proie à son destin.
    Les hourras de la foule lorsque les gardes firent mettre genoux à terre à leur prisonnier mirent mal à l’aise les deux Daevas. Le vernis de la société venait sous leurs yeux de s’évanouir à l’approche d’une promesse de châtiment. Il n’y avait plus d’inhibition ou de peur du qu’en dira-t-on, tous s’étaient unis dans une seule envie de voir le sang couler. Faelyn secoua la tête de déception et regarda son époux mais celui-ci fixait le prisonnier avec intensité.

    - Peuple de Verteron ! clama Spatalos, je vous avais promis de traquer et de châtier l’auteur de ces actes diaboliques. J’ai tenu ma promesse. Voici devant vous le Daeva qui fait honte à notre race toute entière !

    Une nuée d’applaudissements ponctua cette déclaration. On frôlait presque l’hystérie collective.
    Attendant patiemment que la foule se calme, Spatalos reprit son discours.

    - Vous savez tous que nous, Daevas, sommes immortels. La mort n’est donc pas une fin en soi et encore moins la punition ultime pour ceux de notre espèce car nous pouvons être ressuscités. Cependant, alors que nos âmes attendent de pouvoir réintégrer nos enveloppes charnelles elles sont la proie des créatures éthérées qui murmurent des vérités insoutenables. Rester trop longtemps dans les abîmes détruit notre être profond et nous rend fou. Voilà, le sort que je réserve à cet homme : l’anéantissement de l’âme !

    Faelyn poussa un petit cri d’horreur face à la sentence qui avait été prononcée tandis que Spatalos levait les bras pour exhorter la population à l’acclamer pour la justesse et la sévérité de son jugement.

    - Il faut faire quelque chose, fit Faelyn désespérée, les larmes pointant aux coins de ses yeux.
    - Pourquoi ? demanda Khalell qui n’avait toujours pas détaché son regard du condamné.
    - Parce que Spatalos a peut-être tort, il est peut-être innocent.
    - Il l’est.
    - Comment ?
    - Cet idiot est un obsédé, ça ne fait aucun doute, mais il n’est pas un meurtrier. Plus je regarde ses yeux et plus je suis convaincu qu’il n’y est pour rien.
    - Tu comptes faire quoi alors ?

    Le gladiateur se tourna vers sa femme et l’embrassa doucement sur la bouche.

    - Je vais jouer au héros, comme toujours…

    Et il s’avança vers l’esplanade.

    Les gardes tenaient fermement les bras de Klahos pour qu’ils soient tendus au maximum. Ainsi, sa tête se pencha mécaniquement vers le bas lui donnant une posture de repentant. Le seigneur Spatalos se tenait à sa droite, les bras croisés, un air de fierté sur le visage. Il fit signe à un autre garde, qui se tenait jusqu’à présent dans l’ombre d’un bâtiment, d’approcher. Ce dernier tenait à la main une épée cérémonielle telle qu’on en trouvait autrefois dans les temples quand les Daevas n’avaient pas acquis les pouvoirs qui étaient les leurs à présent.

    - Ceci, déclara Spatalos en montrant la lame, est une relique antique qui sera l’instrument de la justice.
    - Ceci, répondit Khalell, est une fumisterie.

    La réplique cinglante fut comme un camouflet pour le seigneur de Verteron. Son allure hautaine se mua en masque de colère devant l’outrage subi.

    - Qui ose s’adresser à moi de la sorte ?

    En guise de réponse, un guerrier en armure de plates complète fendit la foule en projetant avec dédain les personnes qui lui barraient le chemin.
    Alors que Khalell montait lentement les marches qui le séparaient de Spatalos, ce dernier dut mettre à contribution tous ses talents de noble pour continuer à paraître le plus calme possible. Chose peu évidente tant son sang bouillonnait d’être humilié de la sorte.

    - Si je ne me trompes pas, fit Khalell, la loi m’autorise à prononcer une phrase et une seule au condamné si j’estime qu’un doute subsiste quant à sa culpabilité. Cette loi m’impose dès lors de faire un choix entre confirmer la sentence et me retirer ou de me lier à l’accusé pour le défendre.
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    Velorak
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    Re: Aïon story

    Message  Velorak le Ven 13 Nov - 13:03

    Spatalos se mit à rire à gorge déployée.

    - Cette loi est aussi antique que cette épée ! fit-il en montrant l’arme que tenait le garde.
    - Mais elle fonctionne toujours… susurra le guerrier, un rictus narquois au bord des lèvres.

    On fit venir la prêtresse du temple, gardienne du savoir et du culte. Spatalos et la femme aux cheveux argentés s’entretinrent un moment sur la validité de la requête de Khalell. La tension était presque palpable. Un peu de partout, de petits groupes de personnes se formaient pour tenter de comprendre les événements qui se déroulaient sous leurs yeux mais leur ignorance – et la bêtise de certains – les empêchaient d’appréhender la portée de la scène qui se jouait à l’instant.
    Faelyn était au pied de l’esplanade, les bras en croix autour de son cœur. Contrairement aux autres, elle avait compris où voulait en venir son époux. Elle savait la portée de son acte et les conséquences qui en découleraient.
    Si cela devait se finir ici, elle n’hésiterait pas un instant.

    Finalement, à contrecœur, Spatalos se tourna vers Khalell.

    - Même si je trouve cela d’une profonde stupidité, vous avez le droit de vous adresser au condamné. Alors, faites-le vite et que l’on en parle plus…

    Le gladiateur remercia le seigneur d’un hochement de tête puis fit face aux deux gardes qui tenaient encore fermement Klahos. Il les fixa tour à tour un instant puis posa un genou à terre afin de placer ses lèvres tout contre l’oreille du prisonnier.

    - Tu es bon dans ce que tu fais ?

    Une fraction de secondes, Klahos fut abasourdi par la question et crut ne pas avoir compris ce qui avait été dit mais il se ressaisit et murmura en retour :

    - Je suis le meilleur.
    - Prouves-le…

    La perception du temps est élastique. En cela, ce qui dure un instant pour certains peut sembler une éternité pour d’autres. Ce fut le cas lorsque Khalell porta la première attaque contre le garde qui tenait le bras droit de Klahos. Pour des guerriers entraînés, chaque mouvement, chaque coup porté est analysé pour faire partie d’une chorégraphie mortelle. Action et réaction. Le coup de coude qu’il porta au garde lui brisa la mâchoire dans un craquement sec tant la force insufflée était importante. Dans le même élan, Khalell effectua une rotation et tira son espadon, plaçant le tranchant de sa lame contre la gorge de Spatalos.
    Klahos avait profité de la surprise de l’attaque initiale pour se libérer de l’étreinte de son dernier gardien et, par la même occasion, lui dérober son épée directement au fourreau. Il se tenait maintenant dos à dos avec son sauveur providentiel, menaçant du fil de son épée le garde désarmé.
    L’ensemble des soldats de la ville sortirent leurs armes et avancèrent vers les deux insurgés. Sur les remparts et dans les airs, des archers étaient prêts à tirer au moindre signe de leur chef.
    Les habitants venaient tout juste de comprendre ce qui se passait et, voyant l’importance du déploiement militaire, préférèrent s’éparpiller à toute vitesse pour ne pas se retrouver entre deux feux.
    Seule Faelyn était restée immobile. Lentement, elle porta la main à son long bâton mais s’arrêta lorsque Khalell la regarda en souriant avant de faire un geste négatif de la tête.

    - Vous ne vous en sortirez pas, cracha Spatalos, vous allez disparaître tous les deux…
    - Possible mais tu y passeras toi aussi, répondit Khalell nonchalamment, sans ta tête tes chances de résurrection sont quasi nulles.

    C’était du bluff et le guerrier le savait parfaitement. Le seigneur de Verteron était meilleur escrimeur que lui et il serait criblé de flèches avant d’avoir pu bouger le petit doigt. Mais plus le bluff est gros et plus il a des chances de réussir. En théorie…

    - Je sais pas pour toi l’ami, ironisa Klahos, mais je trouves qu’on s’en sort plutôt bien.

    L’absence de réponse ne l’empêcha pas de continuer.

    - Et on fait quoi maintenant ? On leur dit de déposer les armes et de nous laisser partir tranquillement ? Pendant qu’on y est, on a qu’à leur demander une bière de lumésia.
    - En gros, c’est ça l’idée, confirma Khalell.
    - Super…

    Joignant le geste à la parole, le Daeva porta sa main libre au gorgerin de son plastron et en retira une petite pierre octogonale. Il la serra dans son poing dont s’échappèrent des volutes d’énergie verte.
    Quand il le rouvrit, la pierre était devenue cristalline et irradiait de pouvoir.

    - J’ai une proposition à vous faire. Cet homme n’a pas commis les meurtres dont vous l’accusez et je refuse qu’il disparaisse pour contenter la bêtise de citadins médiocres ou la fierté d’un noble même s’il est chef de guerre. Voici donc mon offre : ma vie contre la sienne.

    La proposition inattendue ébranla l’ensemble de l’assistance, Spatalos le premier.

    - Je m’explique. Vous avez sûrement reconnu dans ma main une pierre de stigma. J’y ai placé la moitié de mon essence ce qui veut dire qu’à présent, pour moi, toute résurrection est impossible. De plus, si la pierre venait à être brisée je serais anéanti sur le champ. Je vous demande un mois pour prouver mes dires. Si je ne suis pas revenu dans ce délai avec le vrai coupable, vous détruirez la pierre et moi avec. Si je réussi, je récupère mon bien et tout le monde est libre.
    - Et si je refuse votre offre ?
    - Tu perds ta tête et on fait de nos femmes des veuves.

    Le ton irrévérencieux de Khalell et l’incongruité de sa proposition ne pouvaient satisfaire Spatalos. Il pouvait réussir à se défaire de la menace de l’épée géante et ainsi permettre à ses hommes d’abattre ces traîtres en toute sécurité.
    Spatalos banda les muscles de son corps en prévision de l’esquive qu’il comptait réaliser. Dans quelques secondes s’en serait fini de ces deux là.

    Mais il ne put jamais accomplir son geste.
    Alors que tout le monde l’avait oubliée, la grande prêtresse s’avança calmement vers les duellistes et se plaça entre eux. Elle posa délicatement sa main droite sur le tranchant de l’espadon et appuya dessus pour la dégager de la gorge de Spatalos. Son sang coula de la blessure qu’elle s’était infligée sciemment mais elle n’en eut cure. De sa main libre, elle prit la pierre de stigma de Khalell et l’observa un moment.

    - Nous acceptons votre offre, guerrier. Le temple conservera votre essence durant un mois. Au-delà, nous en disposerons à notre guise. Telle est la volonté d’Aïon.
    - C’est hors de question ! éructa Spatalos, ce sont des traîtres, ils doivent mourir !

    La prêtresse lui adressa un regard glacial.

    - Ainsi vous vous opposez à la volonté de notre créateur ?

    Spatalos baissa la tête tel un enfant surpris à faire une bêtise et qui s’attend à une punition. Il se ressaisit cependant rapidement et, avec toute l’autorité qui lui restait encore à ce moment s’adressa à l’ensemble des soldats présents.

    - Baissez les armes, c’est un ordre ! A partir de cet instant, ces deux hommes pourront circuler librement. J’interdis toute action à leur encontre car telle est la volonté…d’Aïon.

    L’hésitation du seigneur Spatalos n’échappa pas à la grande prêtresse mais elle fit mine de ne pas avoir remarqué. Lentement, les soldats remirent leurs armes aux fourreaux et se retirèrent. Klahos poussa un énorme soupir de soulagement avant de se laisser choir sur les marches de l’esplanade.
    Spatalos et Khalell se toisaient encore du regard comme deux coqs dans une même basse-cour mais ce dernier souriait de satisfaction.

    Bien des années plus tard, alors qu’ils savouraient un bon verre de vin, Khalell confessa à Klahos qu’au fond de lui ce jour là il s’était vraiment amusé. L’assassin éclata de rire et avoua que lui aussi.
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    Re: Aïon story

    Message  Klahos le Ven 13 Nov - 13:46

    Du très grand art...et je suis sincère ! Rolling Eyes

    Merci pour ce précieux partage Chris et pour la peine j'en redemande !

    Je vois que tes nuits sont longues mais qu'elles t'inspirent pour notre plus grand plaisir à tous !

    (Et moi qui m'apprêtais à poster mon texte...c'est loin d'être aussi bien écrit lol Suspect)



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    Re: Aïon story

    Message  Velorak le Ven 13 Nov - 15:02

    Merci Klah, ça me va droit au coeur. Embarassed

    Surtout n'hésite pas à publier ton texte, je veux le lire!

    Lance-toi! cheers
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    Re: Aïon story

    Message  Inkurias le Ven 13 Nov - 16:06

    c'est fini Vel ton histoire ? je pensais que t'allais trouver le meutrier et tout... je reste sur ma faim là...

    sinon beau travail, soit pas surpris si dans quelque mois un film sort sur ce début de scénario, mouahahahahah Twisted Evil .oO(je me fais des films)
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    Re: Aïon story

    Message  Velorak le Ven 13 Nov - 17:47

    Non non Ink, c'est pas fini du tout!

    Y a une suite mais je décompose l'histoire en chapitres, c'est plus facile à lire et surtout à poster^^

    Bientôt la suite avec des révélations, de l'action, du suspense...
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    Re: Aïon story

    Message  Faelyn le Ven 13 Nov - 19:34

    J'adoooooore J'adore J'adore !!!! ^^ Neeeeeedddddd la suite



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    Re: Aïon story

    Message  Velorak le Sam 21 Nov - 17:30

    Et voilà l'avant dernier épisode!
    ----------------------------------------------------------------------------------

    Le cimetière de Verteron s’étendait sur le flanc d’une colline loin au nord de la cité. Les vents glacés de l’hiver balayaient les quelques stèles funéraires couvertes de poussière et de végétation montrant ainsi le mépris que les Daevas pouvaient avoir vis-à-vis de l’endroit. Les rares mortels qui vivaient aux côtés de ces derniers avaient obtenu ce petit terrain afin d’y enterrer les leurs mais il était si éloigné de la ville que son entretien ne pouvait être assuré correctement.
    Les anciens se lamentaient régulièrement de ne pas pouvoir honorer leurs morts dans de bonnes conditions mais personne ne daignait les écouter. Leurs protecteurs immortels semblaient totalement hermétiques à leurs préoccupations. Mais comment parvenir à faire comprendre à des êtres qui se rient de la décrépitude du corps et de l’âme l’importance d’un tel endroit? Résignés, les quelques courageux encore assez valides pour entreprendre le voyage ne le faisaient qu’une ou deux fois pendant les périodes les moins rigoureuses de l’année.
    Cette situation arrangeait parfaitement la petite créature voûtée qui arpentait les allées en toute tranquillité. Son corps trapu au pelage rouge et blanc tranchait horriblement avec la monochromie des sépultures mais le kérubim ne s’en souciait nullement. Il avait bien plus urgent à faire, son maître l’ayant envoyé chercher des phalanges de squelettes pour un rituel magique soi-disant très important.
    Numéro 127, puisque tel était le nom qu’on lui avait donné, renifla avec mépris en repensant à ce Daeva hautain et filiforme. Il le détestait mais que pouvait-il faire ? Il n’avait ni la force ni la ruse nécessaires pour s’en débarrasser même si l’idée était séduisante.
    Absorbé par ses rêves de vengeance, le kérubim ne remarqua pas la légère dépression atmosphérique qui s’était créée autour de lui.
    Alors qu’il s’approchait d’une tombe fraîchement creusée, des morceaux de terre et de pierres commencèrent à s’agglutiner en un même point. Numéro 127 réagit enfin lorsqu’il sentit un caillou lui heurter la joue, il releva son groin humide pour voir une déchirure se former dans la réalité à quelques mètres de lui. Son instinct lui dictait de s’enfuir en courant mais sa curiosité le poussa à rester malgré l’amplitude toujours grandissante du phénomène. Bientôt, les débris minéraux formèrent un cercle flottant dans les airs qui stabilisa la brèche.
    Alors que six formes émergèrent de la déchirure un petit couinement animal fut la dernière trace de l’existence du numéro 127. Il mourut écrasé par la pierre tombale qui lui servait d’abri de fortune. Personne ne le remarqua.

    Klahos, Faelyn, Khalell, Inkurias, Wolfire et Lutancia observèrent les lieux en silence, vérifiant qu’ils étaient au bon endroit et seuls.
    Descendant le cratère que le portail magique avait crée, Klahos embrassa du regard l’étendue des dégâts avant de se tourner vers Lutancia et prit une moue faussement boudeuse.

    - J’ai connu des entrées plus discrètes, tu te ramollis Lulu…

    Rougissant comme une pivoine, la jeune sorcière se contenta de regarder ses pieds sans rien dire. Klahos savoura cet instant et voulut en profiter encore un peu mais la voix autoritaire d’Inkurias le ramena à des préoccupations plus immédiates.

    - Allez, dispersez-vous ! Vous savez ce qu’on est venu chercher alors ne traînons pas !
    - Un cadavre dans un cimetière, répliqua sèchement Klahos, en voilà une riche idée ! Y a que ça ici !

    Les regards venimeux que ses compagnons lui lancèrent furent suffisants pour qu’il se mette au travail mais pas assez pour qu’il s’arrête de râler.

    Une semaine plus tôt, Klahos avait insisté pour présenter Khalell et Faelyn à un groupe d’amis qui, d’après lui, pouvaient les aider dans leurs recherches sur le meurtrier de Verteron.
    Le trio avait traversé les plaines de la région d’Eltnen pour atteindre une ancienne demeure isolée au milieu de nulle part. La bâtisse appartenait à un certain Gkronos, un noble appartenant à une famille aujourd’hui sans le sou. La façade présentait des traces d’incendie et certaines fenêtres avaient été remplacées par des planches de bois vermoulues. Des lierres grimpaient le long des murs comme autant de balafres sur le visage d’un pirate. Si les deux étages de la maisonnée avaient dû connaître des jours meilleurs, ils ne représentaient aujourd’hui qu’un immense gâchis.
    Klahos frappa à la massive porte d’entrée à l’aide d’un heurtier en forme de harpie tenant dans chaque main un serpent.
    Il s’y reprit à trois fois avant de se lasser et de tenter d’ouvrir la porte par ses propres moyens. Il sortit de ses poches deux petits outils pointus qu’il introduisit dans la serrure pour la crocheter.
    Très vite, ils entendirent un petit bruit métallique récompensant les talents de voleur de Klahos. Mais, à peine la porte fut elle entrebâillée qu’une énorme main attrapa l’assassin par le col pour projeter sans ménagement à l’intérieur.
    Craignant pour leur compagnon, Faelyn et Khalell se précipitèrent à sa suite pour être cueillis par une guisarme de la taille d’un tronc d’arbre maniée par un géant en armures de plates. Le couple ne dut son salut qu’aux réflexes de Khalell qui avait sortit, in-extremis, son épée pour bloquer le coup. La force de l’attaque le propulsa néanmoins contre un mur dans lequel il s’enfonça de quelques centimètres.
    Un peu plus loin dans l’entrée, Klahos était allongé face contre terre et les fesses en l’air. Accroupie devant lui, une jeune femme aux traits d’une extrême douceur penchait la tête d’un air amusé.

    - Alors Klah ? Tu nous amènes des visiteurs ?
    - Oui, répondit-il sans même se relever, faut que je parle à Gkronos.
    - Tu sais qu’il n’aime pas être dérangé pour rien…
    - C’est vraiment important Lutancia, crois-moi.

    La jeune femme examina du regard les nouveaux arrivants puis se fendit d’un grand sourire à faire fondre un glacier. Elle ébouriffa les cheveux de Klahos avant de se redresser avec la grâce d’une danseuse.

    - Lèves-toi Klah, je vais le chercher.
    - Je ne bougerais pas tant que le gros sera là, fit-il d’un ton boudeur.

    Lutancia se dirigea vers un escalier sur sa gauche puis se tourna vers le géant en armure. D’un signe de tête elle lui intima l’ordre de baisser son arme, ce qu’il fit sans attendre.

    Le groupe fut mené dans un grand salon où trônait, en son centre, une table en marbre noir qui jurait atrocement avec le reste de la décoration plus traditionnelle. Autour de la table sept sièges capitonnés de velours carmin attendaient patiemment qu’on les utilise.
    Lutancia revint au bout d’un moment pour annoncer que le maître des lieux avait convoqué un certain Inkurias afin de juger de la valeur des propos que Klahos avait à tenir. En attendant son arrivée, Gkronos resterait dans ses appartements.
    Ils durent patienter quatre heures avant que tous soient présents. Temps qui fut utilisé par Faelyn et Lutancia pour sympathiser au point de donner l’impression qu’elles se connaissaient depuis toujours. Khalell fut saisi par les différences physiques flagrantes entre les deux femmes. Là où Faelyn était toute en sensualité et provocation, Lutancia avait un côté petite fille qui provoquait une envie irrépressible de la prendre dans ses bras pour la protéger. Son visage rappelait celui d’un chat, impression renforcée par de grands yeux mauves, un petit nez mutin et deux couettes de cheveux argentés maintenues par des grelots.
    La plantureuse Faelyn faisait aisément une tête de plus que sa comparse, amenant son décolleté profond à hauteur du menton d’une Lutancia sobrement vêtue d’une longue robe fermée jusqu’au col.
    Laissant les deux femmes à leur obscure discussion à base de mode et… de sexe, Khalell jeta un coup d’œil alentour pour constater que le géant en armure qui était assis en face de lui le fixait avec attention. Du moins, il semblait le fixer car son heaume intégral lui cachait les yeux. Wolfire devait mesurer dans les deux mètres cinquante et était aussi haut que large. Il se tenait immobile, les bras croisés contre sa poitrine tel une statue gardienne à l’entrée des temples.
    Klahos avait avoué n’avoir jamais entendu plus de trois phrases consécutives de la part de ce guerrier taciturne.
    Ce dernier ne frémit même pas lorsque la porte d’entrée claqua, signifiant l’arrivée du fameux Inkurias tant attendu.
    L’homme qui pénétra dans la pièce irradiait d’une joie de vivre éclatante. Son port altier et son sourire ravageur en faisait une personne à qui l’on donnerait sa confiance sans hésiter. De plus, ses cheveux blonds coiffés en épi ainsi que la barbe épaisse qui lui ceignait le visage lui apportaient une aura d’autorité qui renforçait son charisme naturel.
    Posant son bouclier contre le montant de la porte, Inkurias salua l’assistance d’un léger hochement de tête puis se dirigea vers un siège libre tout en gratifiant au passage Wolfire d’une petite tape sur l’épaule. Le géant émit un unique grognement en guise de réponse.
    Une fois installé, Inkurias tendit le bras vers Lutancia qui vint se lover tout contre lui sans se faire prier. Visiblement, le lion et le chat étaient ensembles.
    Faelyn vint se placer sur le siège à la gauche de Khalell et le gratifia d’une œillade pleine de sous-entendus.

    Tous attendirent Gkronos sans s’apercevoir qu’il était déjà là depuis le début.
    Des pensées contradictoires se bousculaient dans la tête du noble à la vue du petit comité. Ses songes lui avaient montré cet instant mais il avait refusé de leur accorder du crédit. Pourtant, ils étaient tous là, renouant une alliance depuis longtemps effacée de leur mémoire. Tous avaient oublié, tous sauf lui et Gkronos en fut bouleversé. Connaître la véritable nature de chacun et ne pouvoir le leur dire relevait du supplice mais les pactes anciens ne pouvaient être rompus. Pas pour le moment.
    Lorsqu’il fut sûr d’avoir repris une contenance suffisante pour s’afficher en public, Gkronos sortit des ombres tel un spectre. L’obscurité semblait vouloir le retenir en son sein, ses sombres tentacules se retirant à regret de la maigre silhouette du Daeva.
    Ses yeux d’un bleu acier parcoururent l’assemblée qui retint une exclamation de surprise en prenant conscience de sa présence parmi elle.
    Il se dirigea lentement vers le siège qu’ils lui avaient instinctivement laissé mais ne s’y assit pas. Il attendit là en silence alors que les pans de sa robe bleu nuit s’agitaient au gré d’une brise qui n’existait pas.
    Comprenant que le moment de s’exprimer était arrivé, Klahos retira ses pieds de la table et se leva nonchalamment avant de se racler la gorge pour ménager le suspense. Même en sachant que le temps pressait, il ne pouvait s’empêcher de fanfaronner. Cela faisait partie de sa nature et il en retirait toujours une profonde satisfaction. Quand il jugea que l’instant était propice, il se lança dans le récit des événements qui les avaient menés ici. Klahos saupoudra son histoire de fioritures et modifia un peu la réalité des faits pour se donner le bon rôle mais il n’omit aucun détail important.

    - Pourquoi avoir fait une chose pareille pour un inconnu ? demanda Inkurias à Khalell comme s’il doutait qu’un Daeva puisse renoncer volontairement à son immortalité.
    - Pourquoi pas ? répondit ce dernier en haussant les épaules. J’ai trouvé que c’était plus rapide que de tuer tous les soldats de la ville.

    Voyant qu’Inkurias était atterré par la désinvolture de son époux, Faelyn se sentit obligée de prendre la parole.

    - Même si je suis d’accord sur le caractère extrême du choix de Khalell, il ne faut pas oublier qu’il a sauvé la vie de Klahos. Nous sommes ici pour solliciter votre aide afin de retrouver le véritable coupable des atrocités de Verteron mais si cela vous pose un problème nous nous débrouillerons seuls.

    Ses mains tremblaient sous le coup de l’émotion mais Faelyn continua de fixer Inkurias droit dans les yeux. Elle s’interdisait de flancher car, malgré ce qu’elle venait de dire, elle savait pertinemment qu’ils avaient besoin de ces gens.
    Le Lion soutint son regard pendant un moment puis se tourna vers Gkronos qui inclina la tête. Dès lors, un sourire désarmant s’afficha sur son visage.

    - Mon épée est à votre service gente dame, fit-il en s’inclinant de manière théâtrale devant Faelyn.
    - Tu en fais toujours trop Inkurias, fit Klahos, il faudrait vraiment que je te montre ce qu’est la vraie classe.
    - A chacun ses points forts, mon ami.
    - Je cherche encore les tiens, répondit l’assassin sur le ton de la plaisanterie.
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    Re: Aïon story

    Message  Velorak le Sam 21 Nov - 17:33

    Le rire franc et sonore du Lion résonna dans la pièce et finit de détendre l’atmosphère. Gkronos déclara qu’il allait réfléchir à un plan d’action mais qu’en attendant tous devaient se reposer.
    Lorsqu’il se retira, les discussions allèrent bon train jusqu’à une heure avancée de la nuit. Lutancia fit montre d’un talent hors norme pour la cuisine et fut au comble de la joie lorsqu’elle constata le succès qu’eurent ses plats, même si elle en avait préparé pour un bataillon entier.

    Les uns après les autres, les membres du groupe rejoignirent les chambres qui leur avaient été allouées. Pourtant, tous ne trouvèrent pas immédiatement le sommeil.
    Gkronos passa une partie de la nuit devant sa fenêtre à observer Wolfire qui accomplissait sans jamais s’arrêter de complexes séquences de passes d’arme dans la cour de la demeure.
    Klahos, quant à lui, demeura longuement dans la position du lotus à même le sol. Il médita sur la meilleure manière de positionner les bougies qui l’entouraient afin que leurs lumières vacillantes lui permettent pas de voir correctement les estampes de femmes dénudées qu’il avait répandues devant lui.
    Deux chambres plus loin, Khalell était assis, nu, sur le rebord de son lit. Absorbé par des pensées qui n’appartenaient qu’à lui, il ne sentit pas Faelyn approcher. Elle passa délicatement les bras autour du cou de son homme qui sentit les flagrances enivrantes du parfum qu’elle appliquait sur sa peau légèrement hâlée. Les entêtantes senteurs de fleurs de réglisse et de vanille se mêlèrent à l’électrisante sensation qui parcourut le corps de Khalell lorsqu’il sentit la pointe des seins fermes de Faelyn presser contre son dos alors qu’elle s’avançait pour déposer un baiser sur sa nuque.

    - Qu’est-ce qui te tracasse ? demanda-t-elle tout en faisant glisser ses lèvres charnues sur les épaules de son époux.
    - J’ai un mauvais pressentiment, quelque chose cloche…

    Faelyn ne répondit pas. Elle laissa sa main droite glisser contre le torse musclé de Khalell. Ses longs doigts effilés descendirent lentement le long de son abdomen jusqu’à trouver la preuve du désir de son mari.
    Satisfaite, elle s’allongea lascivement sur le dos et attendit.
    Khalell se releva et lui fit face. Son regard intense et la tension des muscles de son corps trahissaient toute son excitation. Habilement manipulé, il avait oublié ses tracas. Plus rien n’avait d’importance, il ne désirait plus qu’une chose : Faelyn.
    Lentement, il écarta les cuisses de sa femme et les parcourut d’une caresse experte. Ses mains puissantes, plus habituées à donner la mort, n’étaient pour elle qu’infinie douceur. Khalell s’avança au dessus de sa femme jusqu’à pouvoir effleurer ses lèvres entrouvertes qu’il embrassa avec passion. Puis, dans un soupir de plaisir, elle l’accueillit en elle.

    Ils se tenaient en cercle autour d’une tombe dont la terre avait été fraîchement retournée.
    Gkronos avait expliqué le matin même qu’ils devaient lui ramener le crâne de la dernière victime du meurtrier afin qu’il puisse en interroger la mémoire kinesthésique. Il espérait ainsi pouvoir obtenir des indices sur l’identité du coupable.
    Même s’ils ne comprirent pas où voulait en venir Gkronos, les membres du petit groupe se téléportèrent la nuit tombée pour ne pas tomber sur d’éventuels gêneurs.
    Hésitants devant la marche à suivre, ils se regardèrent les uns les autres, mal à l’aise.

    - Et maintenant, qui creuse ? demanda Klahos.
    - Celui qui a la pelle, rétorqua Inkurias sans détacher son regard de la sépulture.

    L’assassin examina l’équipement de ses compagnons pour finalement comprendre que c’était de lui dont on parlait.
    Il mit une bonne heure pour s’acquitter de sa besogne sous la surveillance des autres qui ne bougèrent pas le petit doigt pour l’aider. Couvert de boue, il s’extirpa du trou qu’il avait creusé puis jeta la pelle le plus loin qu’il put.
    Ce fut Wolfire qui se chargea de remonter le cercueil qui tenait plus de la cagette que de la dernière demeure d’un défunt. Le géant prit la boîte d’une main et la propulsa hors du trou sans le moindre effort. Sous la violence du choc, les planches de mauvaise qualité se brisèrent répandant les restes du cadavre sur le sol. Wolfire se contenta d’un haussement d’épaules quand les autres le regardèrent d’un air outré.
    Surmontant son dégoût face à cet amas de chairs putréfiées, Faelyn posa un genou au sol et entreprit de retourner le corps. Mais, à peine eut-elle posé les mains sur la dépouille que celle-ci explosa dans une gerbe d’os et d’entrailles. Sentant la nausée poindre aux bords de ses lèvres, l’Aede se releva et tenta de se débarrasser du plus gros des immondices mais fut soudainement prise de vertiges. Ses forces l’abandonnant rapidement, elle vacilla un moment avant de choir dans les bras de Khalell qui avait perçu son état.
    Soudain, des centaines de râles se firent entendre. De partout, la terre se mit à frémir pour laisser apparaître des mains squelettiques ou putréfiées, les morts s’extirpaient lentement de leurs tombes pour marcher en direction des Daevas.

    - Lutancia ! cria Inkurias, sors-nous de là et vite !

    Prise de panique, la jeune sorcière rata sa première incantation. Elle dût se ressaisir avant de pouvoir recommencer mais ce temps fut mis à partie par la marée de morts vivants pour combler l’écart qui les séparait de leurs proies.
    Wolfire décida de prendre l’initiative et chargea dans la mêlée, sa guisarme répandant des myriades de fragments d’os et de tissus tout autour de lui. Ragaillardis par l’élan de leur compagnon, Inkurias et Klahos attaquèrent à leur tour.
    Le Lion écrasa le crâne d’un squelette contre son bouclier alors que l’assassin bondit au dessus de lui pour asséner un déluge de coups qui leur dégagea un espace suffisant pour préparer un nouvel assaut.
    De son côté, Khalell avait déposé sa femme à ses pieds afin de garantir la sécurité de Lutancia alors qu’elle procédait à la touche finale de son sortilège. Il se débarrassa d’une seconde vague de zombies ventripotents quand le portail s’ouvrit vers le salut. Sans hésiter, il prit Faelyn dans ses bras et la confia à la sorcière qui se précipita sans attendre dans la brèche. Libre de toutes entraves, il se jeta à corps perdu dans la bataille jusqu’à rejoindre ses compagnons qui formaient un dernier carré au milieu des morts vociférants.

    - Je me demandais quand tu allais te décider à te joindre à la fête… ironisa Klahos tout en parant l’assaut maladroit d’un cadavre unijambiste.
    - Les filles sont en sûreté, se contenta de préciser le gladiateur ignorant volontairement la remarque de l’assassin.
    - Dans ce cas on les rejoins, ordonna Inkurias qui faillit trébucher sous le poids d’un zombie obèse lorsque celui-ci se laissa tomber sur son bouclier.
    - Et comment on réalise ce prodige, grand chef ?
    - Wolf, tu t’en occupes ! cria le Lion, ouvres-nous un passage !

    Hurlant de rage, le géant fit tourner son arme en un tourbillon létal que rien ne pouvait contrer. Lentement mais sûrement, les Daevas atteignirent le portail et se jetèrent dedans tous en même temps.
    Ils atterrirent les uns sur les autres dans l'entrée de la demeure de Gkronos. Derrière eux, un craquement sourd leur apprit que le portail venait de se désagréger. Terrassé par l'inquiêtude, Khalell se précipita dans les escaliers afin de rejoindre les personnes qu'il entendait discuter à l'étage. Il entra dans la pièce comme une tornade arrachant pratiquement la porte de ses gonds. Ce fut à cet instant que son coeur cessa de battre.
    Gisant sur un petit lit aux couvertures beiges, le corps de Faelyn était parcouru d'un entrelas de veines noirâtres et sa peau avait pris une couleur laiteuse. A son chevet, Gkronos et Lutancia se tentaient immobiles et silencieux, cette dernière retenait ses larmes entre deux sanglots contenus. Le gladiateur sentit un froid intense envahir son corps alors qu'il avançait vers sa femme en titubant. Son esprit lui soufflait l'évidence mais son coeur refusait de le reconnaître. Avec mille précautions, il prit la main de Faelyn dans la sienne et la caressa tendrement. Elle était froide.

    - Elle nous a quitté, murmura Gkronos, Faelyn est morte.
    - Tu n'as qu'à la ramener, une résurrection est dans tes moyens, non?
    - Hélas, lien qui unit son essence à son corps a été dissous par un sortilège d'une extrême puissance. Ce que tu vois là n'en sont que les stigmates physiques. Il n'y a plus rien à faire, Khalell, je suis vraiment désolé.

    Sans prévenir, et avec une vitesse ahurissante, Khalell saisit Gkronos à la gorge pour le plaquer d’une seule main contre le mur derrière lui. La pression qui s’exerçait sur la trachée du Daeva lui ôtait toutes possibilités de respirer. Il essaya de se dégager mais sans résultat, ses forces l’abandonnant petit à petit.
    Lutancia partit en courant dans le couloir pour donner l’alerte mais Khalell n’en avait cure. Des volutes d’énergie émergèrent de son corps alors qu’il se laissait submerger par la haine et la douleur.

    - Ramènes-là…. feula-t-il, rends-moi ma femme !
    - Je…Je ne peux pas… pas contre cette magie, lâcha douloureusement Gkronos alors qu’un filet de sang commençait à perler au coin de ses lèvres.
    - Alors tu es inutile…

    D’un geste du poignet, Khalell brisa la nuque du Daeva et laissa tomber le corps sans vie à ses pieds. A ce moment, le reste du groupe pénétra dans la pièce pour constater l’horrible spectacle. Wolfire brandit son arme mais le regard dément du gladiateur et l’aura animale qui se dégageait de lui le firent hésiter.
    Délicatement, Khalell prit le corps inerte de Faelyn dans ses bras et s’avança vers la sortie. Lorsqu’il arriva à la hauteur d’Inkurias, il s’arrêta puis se tourna vers la dépouille de Gkronos.

    - Lui, au moins, pourra revenir…

    Une brise glaciale fouetta le visage du guerrier quand il sortit de la vieille maison.
    La lune fut le seul témoin de la détresse qui l’habitait alors qu’il s’enfonçait dans la nuit.

    Le grand hall de la citadelle balaur résonnait des pas de la fine silhouette qui avançait parmi ses hautes colonnes. Répartis à égale distance, des gardes drakens la toisaient avec mépris alors qu’elle évoluait parmi eux en direction du grand trône vide au bout de la salle. Rares étaient les Daevas qui avaient pénétrés dans ce sanctuaire et aucun n’en était revenu pour le raconter.
    Arrivée au bout de son parcours, la femme posa un genou au sol et attendit que son maître se manifeste. Elle ne dût pas attendre longtemps avant qu’une forme éthérée se matérialise devant elle.

    - Quelles sont les nouvelles ? demanda la chose d’une voix discordante.
    - Tout se passe selon vos plans, mon maître. Ils seront bientôt là.
    - Parfait, tu as fait de l’excellent travail. Tu seras récompensée à hauteur de tes efforts.
    - Merci, mon seigneur.

    Rassurée, la silhouette spectrale perdit sa substance avant de disparaître complètement mettant ainsi un terme à la discussion.
    Epoussetant sa robe couverte de poussière, Lutancia s’autorisa un sourire de satisfaction.
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    Re: Aïon story

    Message  Faelyn le Sam 21 Nov - 20:46

    Evidemment, quand quelqu'un doit mourir, on pense à moi ! En plus... comme une merde ! Sinon j'aime bien la "personnalité" de Wolf, jme suis bien marrée Very Happy Vivement la suiiiiite !!!!



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    Re: Aïon story

    Message  Klahos le Sam 21 Nov - 21:01

    Trés trés bon, comme d'hab !
    Un réel plaisir à lire...
    Merci mille fois !!! cheers



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    Re: Aïon story

    Message  Inkurias le Lun 23 Nov - 21:34

    çà tue Smile
    t'es vraiment doué...

    T'inquiete pas Fae, on va te sauver
    Qu'une chose à dire, la suite Rolling Eyes

    Shai

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    Re: Aïon story

    Message  Shai le Mar 24 Nov - 0:55

    ayééé j'ai tout lu !

    Pas mal du tout en effet. Faelyn est fidèle à elle même, elle meurt lol.

    Donc dans la suite mon Tiel arrive? S'il a le rôle d'homme canon ca va barder ! Twisted Evil

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    Re: Aïon story

    Message  wolffire le Mar 24 Nov - 16:22

    wahhh j en suis a samedi 21 nov 15H30, il est vraiment bien ton récit, mais comme tu peux le voir il est 14h40, et je dois travailler lol!!!
    c'est vraiment pas évident j ai bien envi de lire la suite, mais comme les premiers chapitres étaient o top, j'en garde un peu pour plus tard Wink.
    Merci pour Ce good récit!!!

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    Re: Aïon story

    Message  wolffire le Mar 24 Nov - 16:45

    ahhh!!! j ai pas pu m'empêcher de lire la suite des deux derniers chapitres!! c'est vrai c'est immortellement mortel Smile

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    Re: Aïon story

    Message  Lutancia le Mer 25 Nov - 11:53

    ayé lecture finie, ça déchire graaave !!!!!!

    Mé pkoi suis*je la méchante Sad (si je comprend bien la fin je pactise avé les mechants snif....)

    C triste que fafa meurt, mé comme d'hab il suffit juste de trouver des kinah et hophophop la revoila parmi nous :p

    Bon sinon parlons sérieusement:
    Ton style d'écriture est admirable, ton vocabulaire surprenant, moi qui n'aime pas lire du tout, j'ai avalé cette nouvelle d'un coup. Faut faire qqch de ce talent nanméo, laisse le pas dormir, fais en profiter d'autre personne Smile

    Seul ik, si je peux me permettre, 2 passages manquent de profondeur je trouve. La scène X avec fafa, et les préliminaires alors ???? xD, manque un chtouille de croustillant. Et la mort de fafa, pouf d'un coup, on n'a rien vu venir, ptet que c prévu dans la suite :p

    Ceci dit j'suis fan , BRAVO superman Smile
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    Re: Aïon story

    Message  Inkurias le Mer 25 Nov - 12:25

    effectivement, comme Lulu, je m'attendais à une petite giclette Smile
    plus serieusement balance la suite Rolling Eyes
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    Re: Aïon story

    Message  Faelyn le Mer 25 Nov - 15:35

    Bande d'obsédés du zizi sexuel !!!! Il va nous écrire des revues érotiques maintenant ! Very Happy




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    Re: Aïon story

    Message  Lutancia le Mer 25 Nov - 15:58

    lol je disais pas ça dans ce sens là ><

    Disons qu'on reste sur notre fin si je puis dire, ça commence bien ms finit trop vite dans la description.

    Ceci dit pr une premiere c'est tres joliment décrit Very Happy
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    Re: Aïon story

    Message  Velorak le Lun 21 Déc - 3:47

    Salut mes lecteurs adorés!

    J'ai une bonne et une mauvaise nouvelle à vous annoncer.
    Commençons par la mauvaise: mon impresario à forte poitrine a lu le texte que j'allais mettre en ligne et, même si elle l'a trouvé bien meilleur que ce qui avait déjà été fait, n'a pas donné son aval car il était bien trop éloigné dans le temps par rapport à mes précédents écrits.
    Après discussion, elle avait raison.
    Donc, je retarde la publication tant attendue.
    Je suis super méga désolé d'être si long à écrire. No No No No No

    Maintenant la bonne nouvelle: pendant que mon impresario au balcon fourni m'expliquait mes erreurs, des millions d'idées ont explosé dans ma petite tête de poulpe. Donc, c'est reparti pour au moins 10 pages d'aventure!

    Nota: Pour les petits excités de l'entre-jambe qui me "reprochaient" tongue de ne pas être aller plus loin dans la scène de cul, je dirais que toute l'intérêt de cette partie est dans la suggestion pour vous mettre en situation et vous laisser imaginer ce que vous feriez à leur place (et peut-être le faire réellement juste après). Pour avoir déjà écrit des histoires érotiques (et même carrément pornographiques)avec un certain succès, je connais deux trois astuces littéraires qui pourraient vous mettre en jambe si vous souhaitez vraiment que je vous en fasse une. Mais ça sera pour plus tard. Cool
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    Re: Aïon story

    Message  Velorak le Lun 21 Déc - 3:53

    Lutancia a écrit:Bon sinon parlons sérieusement:
    Ton style d'écriture est admirable, ton vocabulaire surprenant, moi qui n'aime pas lire du tout, j'ai avalé cette nouvelle d'un coup. Faut faire qqch de ce talent nanméo, laisse le pas dormir, fais en profiter d'autre personne Smile

    Avec 15 ans de retard (j'ai l'excuse de mon grand âge), je tenais à te remercier sincèrement et du plus profond de mon cœur pour ces quelques mots.
    En deux phrases, tu m'as fait un cadeau qui m'emplit de joie car, étant toujours en train de me remettre en question sur la qualité de mes textes, il n'y a pas de plus beau compliment que de s'entendre dire que par sa plume on a amené quelqu'un à aimer lire.

    Chui méga ému.

    Merci. Embarassed

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    Re: Aïon story

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